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dans la pénombre, entre ombre et lumière

à l'ombre de la Terre



# A l'ombre de la Terre, je souffre et me terre
Dans la poussière j'espère, [ l'ambiance est délétère / plus je t'aime, plus je manque d'air ] #


C'est le manque de lumière qui me pèse, m'écrase, me tue
Je suis dans une prison, pas dans une chambre avec vue
Vu que je rampe pour te voir, j'pourrais être qualifié de ver de terre
Amoureux d'une
étoile, c'est mon statut, c'est ma galère
Naguère j'étais fringant, sans doute parce que je n'avais pas encore de chaînes
Depuis toi j'suis comme un aimant, attiré parce que tu me dédaignes
J'ai pris goût au dégoût, j'ai pris sur moi, j'ai pris ce ch'min
La vie a un prix, je l'ai payé, le voilà, tiens:
Mon coeur livré pour toi dans les plus brefs délais
Si tu n'es pas satisfaite tu s'ras bien sûr remboursée
Fais de moi ce que tu veux, tu as toutes les cartes en main
Rejette-moi et je mourrais demain
Mon futur à moi, j'en ai perdu la notion
Mais une décision de ta part serait ma sanction
Mon ascension ici-bas s'établit dans l'obscurité
Je n'ai guère de solutions et tant d'obscures idées
Ma résolution est de t'aimer jusqu'à crever
De ce pas je m'en vais ramper pour encore t'admirer
Tu sais, si tu m'entends, si tu me lis
Quelque part rôde un esprit qui de toi est épris
Entre la vie et la mort, il n'attend que toi pour décoller
Tu sais, un ange ça chante, ça vole, mais ça peut aussi sauter


##


Délivre-moi du mal et de cet environnement cauchemardesque
Je m'en remets à toi, à tes pouvoirs, tes arabesques
Ta lumière noire m'attire et m'éblouit tout autant
C'est bien elle que je désire et qui me pénètre effroyablement
Probablement que tu redoutes ma dévotion
Mais sache que pour toi mes sens sont toujours en éruption
Tu es ma dernière chance, je veux juste une première danse
Guide-moi, je te fais confiance, même si c'est vers ma sentence
Car il y a bien pire que la mort elle-même:
C'est toujours souffrir simplement parce que l'on aime
Ne vivre que pour souffrir, ce n'est pas vivre, c'est une erreur
J'ai coupé mes vivres et j'attends mon heure
J'ai fait le triste choix de croire au bonheur
Pour cela je me sacrifie et je me scarifie le coeur
Pour moi la délivrance est au bout de la souffrance

Si je cultive cette nonchalance, c'est que je me suis fait aux refus, aux offenses,
Aux déceptions, aux espérances, aux certitudes, aux croyances

Je te mets dans la confidence : toi je t'ai beaucoup attendue
Ne vas pas jusqu'à me jeter, pas de malentendus!
Je ne survivrais pas, la corde sera bien tendue
Mais bien entendu, c'est toi qui décideras:
Au cachot, aux oubliettes, ou sur le trône je serais roi
Riche de t'aimer, te chérir sera ma richesse
J'attendrai toujours un baiser de ma tendre et charmante princesse


Je pense donc je suis, j'espère donc je vis.


le Lampadaire
*
dans la pénombre, entre ombre et lumière

# Posté le dimanche 01 octobre 2006 09:25

Modifié le dimanche 01 octobre 2006 13:12

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